Category: Livres,Histoire,Grandes Priodes de l'Histoire
La Grande Stratgie de l'empire byzantin Details
?Pourquoi Byzance a-t-elle survécu deux fois plus longtemps que Rome, son équivalent d'Occident ? Cette endurance extraordinaire est d'autant plus remarquable qu'elle n'était favorisée ni par la géographie ni par une prépondérance militaire. Selon Edward N. Luttwak, cette performance est due à l'habileté de ses souverains qui ont su s'adapter aux circonstances et inventer de nouveaux moyens de faire face à leurs ennemis successifs. La stratégie reposait donc moins sur la force militaire que sur la persuasion. Et, même au combat, les Byzantins étaient moins portés à détruire leurs adversaires qu'à les contenir. Apparue au Ve siècle face à la formidable menace représentée par les Huns d'Attila, vaincus avec un minimum de forces, cette méthode a continué à s'affiner au fil des siècles. Edward N. Luttwak analyse avec une extraordinaire précision tous les aspects de cet incomparable art de la guerre, étudiant aussi bien la religion et le pouvoir à Byzance que sa diplomatie, ses pratiques dynastiques, ses armes, sa tactique, son système fiscal ou encore ses méthodes d'espionnage. La "résilience" de Byzance : une leçon pour les grandes puissances de demain ? Auteur notamment du Grand Livre de la stratégie et de La Grande Stratégie de l'Empire romain, Edward N. Luttwak est l'un des spécialistes de stratégie et de géopolitique les plus respectés à l'échelle internationale. Il travaille notamment au Centre d'études stratégiques et internationales de Washington.
Reviews
L'paisseur et la densit de cet ouvrage sur l'Empire Byzantin interpelle.Aprs un dbut trs prometteur - quoiqu'un peu longuet - consacr la gense de l'Empire Byzantin aprs la partition de l'Empire Romain d'Occident et d'Orient et l'invasion d'Attila et des Huns, on se dit qu'on a mis la main sur une ppite qui grce ses 440 pages crites serres va nous faire reparcourir la chronologie de l'Empire Byzantin avec un luxe ingal de dtails.Las, c'est - comme le titre l'indique d'ailleurs - un livre de stratgie et non d'Histoire et trs vite l'auteur abandonne son dcoupage chronologique pour reposer sa problmatique initiale : comment l'Empire Byzantin pourtant moins bien dot que l'Empire d'Occident en ressources et scurit de ses frontires a pu grce une stratgie base sur la diplomatie et le renseignement lui survivre de prs de 1000 ans ?Mais re-las, peine l?auteur a-t-il pos cette problmatique qu?il dvie trs vite sur des sujets purement de stratgie militaire plutt que de dvelopper son sujet autour de la stratgie en gnral et de la spcificit de la diplomatie et de la conduite des affaires trangres de l?Empire Byzantin.Il n?est pas compltement hors sujet, le concept de stratgie tant purement driv de la chose militaire. Mais il faut avoir conscience que l?ouvrage prsent est avant tout un ouvrage d?histoire militaire de Byzance, fort instructif au demeurant. Le lecteur devra donc porter un intrt marqu cette discipline et avoir dj une bonne connaissance de la chronologie byzantine car on rentre dans des aspects trs dtaill de l?Histoire de cet Empire, sans que le contexte de l?poque et des dynasties au pouvoir aient t repositionns au pralable.Il en ressort un ouvrage un tantinet dceptif (pour reprendre un terme de stratgie militaire) par rapport sa prsentation, et ardu pas seulement sur la spcificit des lments abords mais aussi sur son organisation brouillon (en tout cas pas chronologique pour deux sous) ; ainsi que de frquentes digressions de l?auteur qui, bien que toujours instructives, ont le dfaut de perdre le lecteur sur ce que l?auteur cherche dmontrer (quand il ne se perd pas lui-mme).Avec toute cette matire, on ne peut pas dire que le sujet n'ait pas pour autant t trait. Mais il faut voir les chapitres comme autant d'articles se rapportant ce sujet plus que comme un plan extrmement bien ordonn aboutissant une conclusion incontestable.Edward Luttwak est certainement un fin thoricien de la stratgie et de la chose militaire mais son absence de sens de l'organisation et de la concision en ferait un bien pitre praticien.


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